Les tickets-restaurant demeurent en 2026 un avantage social structurant pour les entreprises et les salariés.
Dans un contexte inflationniste persistant, le législateur a choisi la stabilité réglementaire plutôt qu’un retour restrictif.
L’usage élargi, autorisant l’achat de produits alimentaires non immédiatement consommables, reste applicable jusqu’au 31 décembre 2026.
Les employeurs et les salariés doivent néanmoins respecter des règles précises d’utilisation, de plafonds et d’exonération.
Un point actualisé permet d’éviter erreurs en caisse et risques sociaux.
Tickets-restaurant 2026 : ce qui change réellement
Contrairement aux annonces de restriction évoquées en 2024, le dispositif reste assoupli en 2026.
La dérogation exceptionnelle, instaurée pendant la période inflationniste, a été officiellement prolongée.
Les salariés peuvent donc continuer à utiliser leurs titres pour des achats alimentaires plus larges, y compris en supermarché.
Le format papier poursuit sa disparition progressive, au profit des cartes et applications dématérialisées.
Les règles sociales et fiscales, elles, demeurent strictement encadrées.
Produits payables en tickets-restaurant en 2026
Principe général applicable en 2026
Les titres-restaurant peuvent financer tout ou partie d’un repas, ou des produits alimentaires, même non directement consommables.
Cette extension exceptionnelle reste valable jusqu’au 31 décembre 2026, sauf modification législative anticipée.
Les commerces alimentaires, supermarchés, restaurants et boulangeries restent concernés.
Les achats doivent conserver une finalité alimentaire, excluant les produits non comestibles.
Les systèmes de caisse intègrent désormais largement cette extension.
Tableau récapitulatif – Produits éligibles en tickets-restaurant en 2026
| Catégorie | Produits éligibles |
|---|---|
| Fruits et légumes | Tous fruits et légumes, frais ou transformés |
| Viandes | Viandes fraîches, sous vide ou préparées |
| Poissons et fruits de mer | Poissons frais, surgelés ou transformés |
| Plats préparés | Plats cuisinés frais ou surgelés |
| Produits de boulangerie | Pain, viennoiseries, produits salés |
| Produits laitiers | Lait, yaourts, fromages, beurre |
| Produits secs | Riz, pâtes, légumineuses, farine |
| Épicerie courante | Huiles, sucres, conserves alimentaires |
| Produits traiteur | Salades, quiches, pizzas, snacking |
| Restaurants | Tous repas pris dans les établissements de restauration |
👉 Tous les produits alimentaires restent acceptés en 2026, dans le cadre de la dérogation prolongée.
Produits toujours exclus en 2026
Certains achats demeurent strictement interdits, y compris avec l’usage élargi.
Sont exclus :
- Produits non alimentaires
- Alcool, même alimentaire
- Produits d’hygiène et d’entretien
- Articles ménagers ou non comestibles
Toute tentative d’utilisation hors cadre entraîne un refus en caisse automatique.
Plafond d’utilisation des tickets-restaurant en 2026
Les règles d’utilisation quotidienne restent inchangées.
- Plafond journalier : 25 euros par jour
- Utilisation fractionnée autorisée dans la même journée
- Validité : année d’émission + deux mois
- Dimanches et jours fériés interdits sauf dérogation employeur
- Zone géographique : département du lieu de travail, souvent neutralisée en pratique
Des réformes restent à l’étude, sans effet immédiat en 2026.
Attribution des tickets-restaurant en 2026
Les titres-restaurant restent accessibles à tous les salariés, y compris télétravailleurs.
Le Bulletin officiel de la Sécurité sociale impose une égalité de traitement.
Un ticket correspond à une journée travaillée incluant un repas.
Les absences ne génèrent aucun droit.
L’accès à un restaurant d’entreprise exclut le cumul.
Traitement social et fiscal des tickets-restaurant en 2026
Participation employeur
La contribution employeur doit respecter une fourchette réglementaire.
- Participation comprise entre 50 % et 60 %
- Plafond d’exonération 2025 encore applicable en attente du seuil 2026
- Plafond connu : 7,26 € par titre
Toute fraction excédentaire devient soumise à cotisations sociales et impôt.
Ce que les entreprises doivent anticiper en 2026
La généralisation du format dématérialisé impose des ajustements RH et paie.
Les paramétrages doivent intégrer les règles d’exonération.
La communication interne limite les incompréhensions salariés.
La gestion rigoureuse sécurise les contrôles URSSAF.
Le titre-restaurant reste un outil de rémunération indirecte efficace.