Top 10 des erreurs à éviter quand on lance son entreprise

Top 10 des erreurs à éviter quand on lance son entreprise
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La fièvre entrepreneuriale saisit la France, illustrée par des émissions telles que « Qui veut être mon associé ? », miroir de cette passion pour l’entrepreneuriat. Rien qu’en 2021, 995 900 nouvelles entreprises émergent, marquant une ère où créer devient l’ambition de tous. Cette vague n’épargne aucun secteur, signe d’une volonté massive de prendre les rênes de son avenir professionnel. Particulièrement chez les jeunes, l’attrait pour l’aventure entrepreneuriale impressionne. Plus de la moitié des 18-24 ans aspirent à se lancer. Mais derrière cet élan, les défis restent nombreux. L’aventure entrepreneuriale, riche en apprentissages, cache aussi ses pièges. Chaque étape, de la conception à la croissance, réserve ses embûches. Dans cet univers où l’optimisme règne, les statistiques révèlent un autre visage. Voici le top 10 des erreurs à éviter quand on lance son entreprise, que nous avons illustré avec des cas pratiques imaginés par les soins de notre cabinet d’expert comptable, Myne.

Se précipiter dans la création d’entreprise sans penser aux imprévus

L’aventure entrepreneuriale, c’est comme se lancer dans une randonnée en montagne. Vous ne partiriez pas sans carte, sans vérifier la météo ou sans provisions, n’est-ce pas ? Il en va de même pour la création d’entreprise : se précipiter sans anticiper les imprévus, c’est s’aventurer sans filet sur un terrain inconnu. Et c’est l’erreur numéro 1.

Prenons l’exemple de Laura, une passionnée de pâtisserie qui décide de transformer sa passion en entreprise. Elle lance sa boutique en ligne de gâteaux personnalisés sans se soucier des imprévus. Tout commence bien : les commandes affluent, les clients sont ravis. Mais voilà, Laura n’avait pas prévu le coup de la panne de son four principal en plein rush des commandes. Sans four de secours et sans fonds prévus pour ce genre de désagrément, sa capacité à répondre aux demandes est compromise. Les retards s’accumulent, les clients se plaignent, et l’image de marque de sa jeune entreprise en prend un coup. Vous comprenez pourquoi Laura n’aurait pas dû se précipiter pour lancer son entreprise? Elle aurait pu éviter bien des soucis en se donnant le temps de préparer un plan d’urgence pour les équipements critiques de son activité. Anticiper les imprévus, c’est se donner les moyens de réagir rapidement et efficacement sans compromettre la qualité de son service ou sa réputation.

Se lancer dans la création d’entreprise avec enthousiasme est admirable, mais l’enthousiasme seul ne suffit pas à surmonter les obstacles imprévus. Prendre le temps de planifier, de se préparer aux imprévus, c’est construire une fondation solide pour son entreprise. C’est ce qui permet de marcher dans l’incertitude avec confiance et de transformer les défis en opportunités.

Rédiger sois-même les statuts sans aide professionnelle

L’erreur numéro 2, c’est cette petite voix qui nous pousse à économiser, allant jusqu’à vouloir rédiger sois-même les statuts sans aide professionnelle. Imaginons un moment que vous vous lancez dans l’aventure entrepreneuriale avec une idée géniale pour une startup tech. Vous êtes sur un nuage, convaincu que rien ne peut vous arrêter. Voilà que vous décidez de rédiger vous-même les statuts de votre entreprise, pensant que c’est juste une formalité. Flash forward quelques mois, votre startup commence à décoller, et vous envisagez une levée de fonds. C’est là que le bât blesse. Les investisseurs potentiels, impressionnés par votre pitch, demandent à voir les statuts de votre société. Vous les fournissez, confiant. Mais leur retour est glacial : vos statuts sont incomplets, ne prévoient pas correctement les droits de vote ou la répartition des bénéfices. Pire encore, ils exposent votre entreprise à des failles juridiques majeures.

Ce cas montre ce fameux piège de la fausse économie. Ce qui a commencé comme une tentative d’économiser quelques centaines d’euros en frais professionnels se transforme en un obstacle majeur à l’obtention de financements vitaux. Les investisseurs, qui cherchent à minimiser leurs risques, voient ces lacunes comme un drapeau rouge, signalant potentiellement d’autres aspects de l’entreprise qui pourraient avoir été négligés. Voilà précisément pourquoi, dans l’excitation et l’urgence de lancer une entreprise, vous ne devez jamais sous-estimer l’importance des fondations juridiques et comptables de votre projet. La tentation de « faire soi-même » peut sembler séduisante, mais les conséquences sur la viabilité et l’attractivité de votre entreprise peuvent être disproportionnées par rapport aux économies réalisées.

Lancer une entreprise sans étude de marché approfondie

Vous allez enfin réaliser votre rêve d’enfant: quitter votre CDI et  lancer un café littéraire dans un quartier dynamique d’une grande ville, convaincu que l’idée séduira. Vous visualisez déjà les étagères remplies de livres, les discussions passionnées autour d’un bon café, le lieu devenant un incontournable. Pourtant, quelques mois après l’ouverture, le constat est amer : les clients se font rares, les recettes ne couvrent pas les coûts. Qu’est-ce qui a mal tourné ?

Sans une étude de marché approfondie, vous avez peut-être manqué des éléments centraux. Peut-être que votre quartier est peuplé de startupper qui préfèrent les cafés rapides et à emporter au bureau plutôt qu’un espace pour lire et se détendre. Ou peut-être qu’un autre café littéraire existait déjà, bien établi et avec une clientèle fidèle. Il se pourrait aussi que vos prix ne correspondent pas aux attentes locales. Cet exemple souligne l’importance vitale d’une étude de marché avant de lancer une entreprise. Une telle étude vous aurait permis de comprendre les préférences de vos potentiels clients, de repérer la concurrence, et d’ajuster votre concept pour mieux répondre aux attentes du marché local. Elle aurait également pu vous orienter sur le positionnement prix le plus adapté, augmentant ainsi vos chances de succès.

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Vous lanceriez vous dans régate sans carte ni boussole ? Vous pourriez avoir de la chance et trouver votre chemin par intuition, mais les risques de se perdre sont bien réels. Prendre le temps de réaliser cette étude, c’est investir dans la sécurité et la pérennité de votre projet.

Vous pourriez demander l’avis ou l’intuition de vos proches, d’amis qui ont du recul et du bon sens. Vous pouvez aussi en discuter avec votre expert comptable, qui a une connaissance pointu de l’entreprise et de ses logiques économiques et qui pourraient vous aiguiller vers les bonnes réflexions et les bonnes décisions dans votre étude de marché.

Quelle est la différence entre une étude de marché et un Business Plan?

L’étude de marché et le business plan sont deux composants clés dans le processus de création et de développement d’une entreprise, mais ils servent des objectifs différents et complémentaires.

L’étude de marché se concentre sur la collecte et l’analyse d’informations concernant le marché ciblé, les clients potentiels, les concurrents, ainsi que les tendances du secteur. Son but est de valider l’idée d’entreprise en répondant à des questions telles que : Y a-t-il une demande pour le produit ou service proposé ? Qui sont les clients potentiels et quelles sont leurs attentes ? Qui sont les concurrents et quelle est leur offre ? Cette phase de recherche aide à comprendre l’environnement dans lequel l’entreprise va évoluer et sert de base pour prendre des décisions éclairées concernant le positionnement, le marketing, et la stratégie de vente.

Le business plan, quant à lui, est un document plus global qui inclut l’étude de marché mais va au-delà. Il détaille la stratégie d’entreprise dans son ensemble, incluant le modèle économique, le plan d’opérations, la stratégie de marketing et de vente, la structure organisationnelle, ainsi que des prévisions financières. Le business plan est utilisé pour planifier les étapes du développement de l’entreprise, pour fixer des objectifs et des indicateurs de performance, mais aussi pour convaincre des investisseurs ou des partenaires financiers du potentiel de l’entreprise. Il s’agit d’un plan directeur qui guide l’entreprise dans sa croissance et lui permet de mesurer son progrès.

Pour faire simple, l’étude de marché est une composante de la phase de recherche qui informe sur le contexte dans lequel l’entreprise va opérer, tandis que le business plan est un document de planification qui utilise les insights de l’étude de marché pour élaborer une stratégie globale d’entreprise. L’un ne peut pas exister sans l’autre pour une entreprise qui souhaite se lancer sur des bases solides et avec une vision claire de son avenir.

Capital initial minimal compromettant la crédibilité

Vous vous souvenez de notre exemple de la randonnée en montagne dans notre premier paragraphe? Et bien lancer une entreprise avec un capital initial minimal, c’est un peu comme partir en randonnée avec des chaussures trouées. Ça peut sembler faisable au départ, mais très vite, on se rend compte des limites. Imaginons le parcours de Léa, une développeuse talentueuse avec une idée révolutionnaire pour une nouvelle application de réalité augmentée destinée à transformer l’expérience d’achat en ligne. Convaincue que son concept est infaillible, elle décide de lancer sa startup avec un capital initial très limité, pensant minimiser ses dépenses et maximiser ses gains futurs. 

Au début de son aventure entrepreneuriale, Léa travaille depuis son salon, économisant sur les coûts de bureau, et recrute une petite équipe prête à accepter des salaires inférieurs au marché, promettant de grosses récompenses une fois le succès au rendez-vous. Elle se lance dans le développement de son application avec un budget serré, choisissant les options les moins coûteuses pour l’hébergement cloud, la sécurité des données, et les outils de développement. Rapidement, les défis s’accumulent. Les limitations de son infrastructure bon marché entraînent des bugs fréquents et des failles de sécurité. L’équipe, sous-payée et surmenée, peine à suivre le rythme et la qualité du code en souffre. Lorsque l’application est finalement lancée, elle ne répond pas aux attentes : les utilisateurs se plaignent de la lenteur, des dysfonctionnements, et des problèmes de sécurité, ce qui ternit immédiatement la réputation de l’application.

Léa réalise alors que son désir d’économiser sur le capital initial a compromis non seulement la qualité de son produit, mais aussi sa capacité à innover et à se démarquer dans un secteur technologique où la concurrence est féroce. Elle comprend que, dans le domaine high-tech, investir suffisamment dès le départ pour assurer la qualité du produit et la robustesse de l’infrastructure est crucial. Ces investissements sont perçus non pas comme des coûts, mais comme la base permettant à une technologie de pointe de réellement percer le marché et de s’imposer. Et cet écueil ne s’applique pas seulement aux métiers du high-tech. Quel est le capital initial qu’il faut pour votre entreprise? Demandez à votre expert comptable 😉 

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Gérer sois-même sa comptabilité, les obligations fiscales et sociales

Alex est un entrepreneur ambitieux, qui se lance dans la création d’une startup spécialisée dans les solutions de mobilité durable. Avec un budget initial serré et une volonté de contrôler tous les aspects de son entreprise, Alex décide de gérer lui-même la comptabilité ainsi que les obligations fiscales et sociales, pensant ainsi économiser les frais d’un expert-comptable.

Au début, tout semble aller pour le mieux. Alex utilise des logiciels de comptabilité en ligne et passe ses week-ends à éplucher les factures, les relevés bancaires, et à remplir les déclarations fiscales. Cependant, à mesure que l’entreprise grandit, la complexité des transactions augmente, et les heures passées à essayer de comprendre les nuances de la fiscalité prennent un lourd tribut sur son temps et son énergie, qui auraient pu être mieux investis dans le développement de son entreprise.

Puis vient le premier contrôle fiscal. Malgré ses efforts, Alex a mal interprété certaines règles fiscales, entraînant des erreurs dans ses déclarations. Les pénalités et les arriérés d’impôts s’accumulent rapidement, mettant en péril la santé financière de son entreprise. De plus, en négligeant certains aspects des obligations sociales, il se retrouve confronté à des problèmes avec l’administration concernant les cotisations sociales de ses employés.

Tout mettre en frais sur l’entreprise

Julie est la propriétaire dynamique d’une jeune agence de design web. Animée par l’enthousiasme, elle a pris l’habitude de « tout mettre en frais sur l’entreprise« , depuis les déjeuners d’affaires jusqu’aux équipements high-tech à la marge de l’utile pour ses projets. Ce comportement semble avantageux à première vue, réduisant l’impôt sur les bénéfices grâce à des charges d’exploitation apparemment élevées. Cependant, au fil du temps, cette stratégie s’avère contre-productive. Lors d’un audit, l’administration fiscale commence à questionner la pertinence de certaines dépenses. Julie se retrouve à devoir justifier le lien direct entre ces frais et l’activité de son entreprise. Les dépenses jugées excessives ou sans lien direct avec l’activité professionnelle sont requalifiées, entraînant des redressements fiscaux et des pénalités.

En plus des complications fiscales, cette pratique a également brouillé la vision financière réelle de l’agence. Avec des charges gonflées artificiellement, Julie a du mal à évaluer la performance économique de son entreprise. Cette vision faussée l’a empêchée de prendre des décisions stratégiques éclairées, affectant la croissance et la stabilité de son agence à long terme.

Le cas de Julie souligne l’importance de la prudence et de la transparence dans la gestion des dépenses d’entreprise. Il rappelle que les stratégies visant à réduire les impôts doivent toujours rester dans le cadre de la légalité et de la pertinence pour l’activité. En fin de compte, une gestion financière saine et transparente est indispensable pour le développement durable d’une entreprise, lui permettant de se concentrer sur sa croissance tout en maintenant une bonne relation avec les autorités fiscales.

Négliger la gestion de trésorerie

Samuel a lancé sa startup dans le secteur des technologies vertes. Emporté par sa passion pour l’innovation et le développement de produits, il se concentre presque exclusivement sur la recherche et le développement, croyant que le succès de ses produits entraînera automatiquement la rentabilité de l’entreprise. La gestion de la trésorerie, selon lui, est une tâche secondaire qu’il peut surveiller de loin. 

Tout semble fonctionner comme prévu. Les investissements initiaux permettent de couvrir les coûts de développement, et l’intérêt pour ses technologies ne cesse de croître. Cependant, Samuel néglige de mettre en place un suivi rigoureux de sa trésorerie, ne se préoccupant pas des délais de paiement de ses clients ni des échéances de ses propres fournisseurs.

Quelques mois plus tard, Samuel est confronté à une réalité financière difficile. Malgré des ventes en augmentation, la trésorerie de l’entreprise est à sec. Il découvre que plusieurs clients n’ont pas réglé leurs factures à temps, tandis que lui-même a toujours payé ses fournisseurs et employés sans retard. Cette situation le force à puiser dans ses réserves d’urgence, mettant en péril les investissements futurs prévus pour le développement de nouveaux produits.

De plus, l’absence de gestion préventive de la trésorerie l’empêche de saisir des opportunités avantageuses, comme des remises pour paiements anticipés de fournisseurs ou l’investissement dans des équipements clés qui auraient pu accélérer la production à un moment critique.

Une trésorerie saine est le cœur battant d’une entreprise, assurant non seulement le paiement des factures et des salaires à temps mais aussi la capacité à investir, à innover, et à naviguer dans les périodes économiques difficiles. Une gestion proactive de la trésorerie permet d’anticiper les flux financiers, d’optimiser les dépenses et les recettes, et de maintenir une marge de sécurité financière pour assurer la pérennité et la croissance de l’entreprise.

Distribuer tous les bénéfices sans consolidation des capitaux

Simon est e-commerçant et s’est lancé dans la commercialisation en ligne de solutions hydro-alcooliques en 2018. Inutile de préciser que la période de pandémie du Covid a fait exploser les chiffres de sa boîte. Simon décide de distribuer la quasi-totalité des bénéfices entre les associés dès les premières années, visant à maximiser les retours immédiats sans penser à consolider les capitaux propres de l’entreprise.

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Les associés sont bien évidemment ravis, la motivation est à son comble, et l’entreprise continue de croître. Cependant, en choisissant de ne pas réinvestir une partie significative des bénéfices pour renforcer les fonds propres, Simon expose son entreprise à des risques accrus.

Lorsque les pharmacies, les hypermarchés et les grandes marketplace ont pu mettre leurs stocks de solutions hydro-alcooliques à niveau, l’entreprise de Simon se trouve vulnérable. Les ventes plongent, mais les charges fixes restent. Sans une réserve de trésorerie suffisante, l’entreprise lutte pour couvrir ses coûts opérationnels. La situation se complique davantage avec les fournisseurs et les créanciers qui exigent des paiements.

En choisissant de distribuer tous les bénéfices sans penser à la trésorerie, Simon a compromis la capacité de son entreprise à absorber les chocs économiques et à investir dans des opportunités de croissance à long terme.

La morale de l’histoire est claire : si distribuer des bénéfices peut apporter une satisfaction immédiate, il est essentiel de trouver un équilibre entre la rémunération des associés et la consolidation des fonds propres. Cette approche permet non seulement de sécuriser l’avenir de l’entreprise mais aussi de créer un environnement propice à un développement durable et à une croissance soutenue.

Trop de flexibilité sur les délais de paiement des clients

Thomas est un SEO freelance brillant qui vient de se lancer dans le grand bain de l’indépendance. Pour attirer une clientèle diversifiée et établir rapidement sa réputation, Thomas adopte une politique de paiement ultra flexible. Il propose à ses clients des échéances personnalisées, pensant que cette approche humaine et adaptable lui donnera un avantage sur le marché.

Tout semble fonctionner à merveille. Les clients affluent, séduits par la possibilité de reporter le paiement de ses services après la réalisation de leurs propres projets. Quelques mois plus tard, Thomas se retrouve dans une situation délicate. Malgré une charge de travail constante et des retours clients positifs, son compte en banque ne reflète pas cette réussite. Les paiements tardent à arriver, et la gestion des relances de facture devient un deuxième travail à plein temps.

Pris dans l’engrenage des projets en cours et la nécessité de courir après les paiements, Thomas réalise que cette flexibilité lui coûte cher. Non seulement en termes de trésorerie, mais aussi de stress et de temps perdu, temps qu’il pourrait investir dans la recherche de nouveaux clients ou simplement dans l’amélioration de ses compétences en SEO.

L’histoire de Thomas souligne un point critique pour les freelances et les petites entreprises : la nécessité d’établir des conditions de paiement claires et de les communiquer dès le début de la relation client. Cela n’implique pas de sacrifier la souplesse ou l’humanité dans les relations commerciales, naturellement, mais d’assurer que cette flexibilité ne mette pas en péril la viabilité financière de l’entreprise. Il vous faut trouver le juste milieu qui permet de maintenir une trésorerie solide tout en construisant des relations durables avec les clients.

Manque de vérification de la solvabilité des clients

Émilie est un génie de TikTok. Motivée par ses amis et sa famille, elle lance son agence de création de contenu. Émilie se concentre sur l’élargissement de son portefeuille client, comprenant naturellement de jeunes entreprises et des influenceurs de renom… sans prendre le temps de vérifier la solvabilité de ces derniers. Son équipe et elle s’investissent corps et âme dans chaque projet, confiantes que la qualité de leur travail garantirait le succès de l’agence.

Au fil du temps, Émilie a commencé à remarquer un retard dans les paiements de certains clients. Initialement, elle attribua ces retards à des oublis ou à des procédures administratives lentes. Cependant, ces « oublis » sont devenus une tendance inquiétante, affectant la trésorerie de l’agence. Lorsqu’elle a finalement décidé de creuser la question, elle a découvert que plusieurs de ces clients étaient en réalité dans une situation financière précaire avant même de signer avec son agence.

Cette réalisation est arrivée comme un coup de tonnerre. Émilie a dû faire face à la dure réalité que non seulement certains projets ne seraient jamais payés, mais aussi que le temps et les ressources investis dans ces projets étaient irrécupérables. L’impact sur la trésorerie de l’agence a été significatif, mettant en péril sa capacité à payer ses propres fournisseurs et à investir dans le développement de son entreprise.

Attention! Vérifier la solvabilité des clients avant de s’engager dans des projets n’est pas un signe de méfiance, mais une pratique commerciale prudente qui protège votre entreprise. Prendre le temps de faire cette vérification peut vous épargner bien des soucis financiers et assurer la stabilité et la pérennité de votre entreprise. Il est essentiel d’intégrer cette étape dans le processus d’intégration des clients pour bâtir une base client fiable et solide.

Source:
https://www.insee.fr/fr/statistiques/6041208

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